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Berck: Au cœur du plus grand musée mondial du pigeon [688 lectures] 
 
  28/05/2019 22:03 par ΩFrançois 
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Le journal de Montreuil
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Berck
La seconde étape du tour de France colombophile sera lancée ce mardi 4 juin de l’incroyable musée du pigeon tenu par Catherine Fruitier et Gérard Tillier. Un lieu unique, au c½ur de la rue des Grognards
Personne ne pourrait soupçonner que c’est ici, au 15 rue des Grognards à Berck-sur-Mer, que se cache le plus grand musée au monde dédié au pigeon. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il faut l’avoir vu pour le croire. Mais pour se lancer dans une telle aventure et défi, il faut avant tout être passionné. Depuis leur plus jeune âge, Catherine Fruitier (son mari Gérard, aujourd’hui décédé, a été durant des années président de l’association colombophile les Voltigeurs) et son compagnon Gérard Tillier vivent dans le milieu de la colombophilie. « C’est un peu comme une thérapie. Un pigeon ne parle pas mais il sait vous faire comprendre s’il est bien », dit Catherine. Pour Gérard, « s’occuper des pigeons c’est toute ma vie. Je ne pourrais pas vivre sans eux. On s’en occupe 365 jours sur 365. On ne part quasiment jamais en vacances ». Il faut dire que ce couple de Berckois a fort à faire plusieurs fois par jour avec la gestion de 350 pigeons mâles et femelles. « Un pigeon, c’est comme un athlète et il faut s’en occuper. S’il ne s’entraîne pas il va prendre 10 kilos. Il faut aussi surveiller sa nutrition. C’est une passion qui est aussi très onéreuse. Par exemple, tous les samedis je vais à Amiens ou Beauvais pour lâcher mes pigeons. C’est leur entraînement hebdomadaire », explique Gérard Tillier. Un investissement également à la pointe de la technologie. Les pigeons sont équipés d’une bague avec une puce électronique, et les pigeonniers de capteurs. « Dès que le pigeon arrive, tout se déclenche et de manière instantanée nous avons son temps. Tout est sorti sur imprimante et rangé dans des dossiers », explique Gérard. Et quand le pigeon a bien travaillé, il a bien entendu une récompense. « Toute la semaine, les mâles et les femelles sont séparés. Ils ne doivent pas se voir d’ailleurs. À chaque entraînement ou concours, quand le mâle revient au pigeonnier il y a sa femelle qui l’attend », explique Gérard.
Connu dans le monde entier comme colombophile et juge lors de concours internationaux au Maroc, en Roumanie, en Pologne ou encore en Allemagne, Gérard Tillier présente un palmarès exceptionnel mais aussi et surtout une connaissance aussi rare qu’extraordinaire sur les pigeons. « J’ai rencontré des passionnés de pigeons aux quatre coins du monde, j’ai participé à un nombre incroyable de concours. Au fil des années, j’ai aussi récupéré des tas de pièces de collection, aussi rares qu’insolites. C’est pour cette raison que nous avons eu envie, avec Catherine, de monter ici à Berck le plus grand musée mondial dédié au pigeon ». C’est donc dans le jardin au milieu des pigeonniers, que ce grand musée a été érigé par Catherine et Gérard. Deux chalets mitoyens : d’un côté l’histoire civile du pigeon, de l’autre l’histoire militaire.

En hommage à Clovis et Octavie

Sur la façade extérieure, deux fresques de pigeons ont été peintes en souvenir à deux pigeons super champions que le couple a élevé et entraîné : Clovis, sacré 1er national en 2011 pour avoir été le plus rapide à réaliser les 864 kilomètres qui séparent à vol d’oiseau Narbonne de Berck. Il décroche par la même occasion la 6e place sur le plan international. Puis Octavie, qui décrocha en 2011 la 3e place nationale pour avoir réalisé les 1 004 kilomètres qui séparent Barcelone de Berck. Un musée, qui a des allures de véritable caverne d’Ali Baba. « Je n’ai pas moins de 800 constateurs (appareil qui permet de rendre compte de l’heure de rentrée du pigeon), 30 000 bagues du monde entier, de la bière et du champagne pigeon. Toute une partie est réservée aux mineurs, qui sont les premiers grands colombophiles », explique Gérard Tillier. Autre pièce exceptionnelle au sein du musée de Catherine et Gérard : les sifflets chinois. « Ils s’accrochent sur la queue du pigeon et sifflent quand ils volent. Ça permet au pigeon de ne pas se faire attaquer par les faucons », dit Gérard. Une passion, que Gérard et Catherine aimeraient transmettre aux petits écoliers berckois… mais les choses ne sont pas si simples : « Nous aurions aimé pouvoir travailler en partenariat avec les écoles et ouvrir les portes de notre musée aux élèves berckois. Mais les normes de sécurités sont drastiques », dit Gérard. Un musée qui fait aussi la part belle à l’utilisation du pigeon sur le plan militaire (lire ci-dessous) et qui possède une collection impressionnante d’ouvrages. De quoi être incollable sur la grande et noble histoire du pigeon à travers le monde.

 Mathieu VERGOIN


Musée du pigeon, 15 rue des Grognards à Berck (03 21 09 18 92)


Le pigeon, un «soldat» dans les airs


Le musée de Gérard Tillier et Catherine Fruitier réserve également une grande partie à toute l’histoire militaire du pigeon. Durant la première guerre mondiale, le pigeon a longtemps été utilisé pour transmettre des messages. Harnais, masque à gaz, carnets de porte message, transport de sang, paniers, appareils photo, parachute, autant d’objets insolites que vous pouvez découvrir au musée du pigeon à Berck. Dans le livre de Magali Domain « La Côte d’Opale dans la tourmente », on peut retrouver un passage sur l’utilisation des pigeons lors de la guerre 14-18 dans le Montreuillois. « À Sorrus, une unité colombophile élève des pigeons destinés à véhiculer des messages en empruntant la voie des airs », peut-on lire. « Il fallait rester très prudent car en tant de guerre les propriétaires des pigeons, s’ils étaient démasqués, risquaient d’être exécutés », explique Gérard Tillier. Parmi les pigeons soldats les plus célèbres ont peut citer « Le Vaillant ». Il fut le dernier pigeon du Commandant Raynal, défenseur du Fort de Vaux (Verdun) et obtint une citation à l’ordre de la nation. À noter que le colombier militaire de Paris (du Musée du Mont-Valérien) sera présent ce mardi 4 juin à Berck à l’occasion du lancement de la seconde étape du tour de France colombophile.

 
 
 
 
 
 
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