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la CHINE  [6 réponses]
 
 



 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Imprimer Permalien samedi 4 janvier 2020 à 20:06  

Bonsoir, un petit article sur la Colombophilie en Chine. Bonne lecture

Colombophilie.
En Chine, les pigeons s’envolent pour des milliers d’euros
Publié le 04/01/2020 - 09:45
Les frères Zhang élèvent 400 pigeons de courses dans un hangar, à la campagne. Photo Audrey Paillasse et Hermine Costa
Tombée dans l’oubli en Europe, son continent d’origine, la colombophilie connaît un renouveau inattendu depuis une vingtaine d’années en Chine. Motivés par l’appât du gain, les Chinois se prennent de passion pour les courses de pigeons voyageurs. La France cherche à tirer son épingle du jeu.
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[Cet article est lauréat du Prix du journalisme franco-chinois, dont Courrier international est partenaire]
Impossible de les rater. Au-dessus des toits du quartier de Chaoyang, dans le ciel laiteux de Pékin, ils sont une myriade de petits points noirs en mouvement. Avec l’habitude rituelle des passionnés, Li Liansheng, un des habitants, vient de lâcher une poignée de ses pigeons voyageurs pour une virée à l’air libre. Après quelques secondes d’hésitation, les volatiles s’élancent dans des battements d’ailes bruyants. D’abord dispersés, ils se rejoignent très vite en une masse sombre qui surplombe une des zones les plus pauvres de la capitale chinoise. “Inutile de les surveiller, ils rentreront tout seuls”, rassure l’éleveur avec un sourire.
Li Liansheng, 58 ans, est un petit distributeur de journaux. Son temps libre, il le dédie à la colombophilie, qu’il pratique en amateur depuis dix ans. Il est l’heureux propriétaire de 200 pigeons voyageurs installés chez lui, au sud de Pékin. Son élevage tient dans quatre cages de fer, fixées sur un toit de tôle qui menace de s’effondrer à tout moment. Pour y accéder, il faut gravir deux escaliers de bois, depuis le rez-de-chaussée où il vit avec sa femme et ses deux enfants. Au sommet, les oiseaux côtoient un potager improvisé et quelques chiens sales qui errent en liberté. Le tout dans une forte odeur de foin. “J’ai commencé par acheter quelques pigeons à des amis colombophiles, puis je les ai fait se reproduire”, raconte l’éleveur. Pour le reste, il écume les pages Internet et les manuels spécialisés, aussi lourds que des annuaires. “Il y a beaucoup de choses à savoir sur la nourriture, les médicaments, la reproduction… On ne se rend pas forcément compte de tout le travail qu’il y a derrière ce loisir.”
Zhang Lijun vérifie la propreté des ailes de ses pigeons voyageurs. Ces détails jouent sur la vitesse de l’oiseau pendant les courses.

Photo Audrey Paillasse et Hermine Costa
Le ballet aérien qui se joue en cette matinée de juin en fait partie. Par beau temps uniquement, Li Liansheng devient deux fois par jour l’entraîneur de pigeons de course, qui volent en préparation des compétitions d’automne. Car les pigeons voyageurs n’ont pas grand-chose en commun avec leurs confrères des trottoirs en ville. Plus musclés et plus élancés, ils sont surtout destinés à être les plus rapides sur des parcours de plusieurs centaines de kilomètres.
Une pratique récente en Chine
L’art de l’élevage remonterait à l’Antiquité, mais la colombophilie s’est réellement développée dans les milieux militaires en Europe, au cours du XIXe siècle. Grâce à un sens de l’orientation exceptionnel, dont le fonctionnement reste encore mystérieux aujourd’hui, le pigeon voyageur a la capacité de retrouver le chemin de son lieu de naissance, même à 800 kilomètres de distance. Il devient ainsi aux yeux des hommes un excellent messager, utilisé pour communiquer en temps de guerre, avant l’apparition du téléphone et d’Internet. Encore aujourd’hui, le ministère français de la Défense conserve un colombier dans la banlieue parisienne. Mais le développement des moyens de communication a conduit à l’abandon de cette pratique.
Les courses récréatives, elles, ont perduré à travers toute l’Europe. Elles sont encadrées par un organisme officiel : la Fédération colombophile internationale (FCI), créée en 1937 et dont le siège se trouve à Bruxelles. Chaque année et pour chaque compétition, un classement des pigeons les plus rapides est établi. En France, on recense quelque 10 000 membres inscrits à la fédération nationale, exclusivement des amateurs passionnés qui, en cas de victoire, se contentent des honneurs bon enfant – une coupe ou une médaille – d’un jeu où il n’est pas question d’argent.
Dans l’empire du Milieu, l’affaire est bien différente. Fondée tardivement, en 1984, la Fédération de colombophilie chinoise a de quoi faire pâlir ses ancêtres européens. En 2019, elle compte le plus grand nombre de colombophiles au monde, avec pas moins de 400 000 membres enregistrés. C’est huit fois plus que les Français, Belges et Hollandais réunis, censés être parmi les plus actifs sur le continent européen, terre historique de la colombophilie. La Chine, comme dans d’autres domaines, est en voie de passer maîtresse dans ce sport qui ne vient pourtant pas de chez elle.
Du loisir au métier
Li Liansheng est un homme discret dans le milieu. Il participe à une dizaine de compétitions par an, organisées par des clubs privés ou par la Fédération nationale de colombophilie, dont il est membre. Avoir un “champion” parmi ses pigeons et son nom en tête de classement est déjà pour lui “une grande satisfaction”. Mais la première place possède une valeur ajoutée en Chine : elle fait gagner de l’argent. “Si je remporte plusieurs courses, je peux gagner entre 10 000 et 50 000 yuans [1 300 à 6 400 euros] par an”, confirme l’éleveur. Sans de tels gains, son salaire plus que modeste – 20 000 yuans [environ 2 600 euros] à l’année, quand le salaire moyen chinois oscille entre 50 000 et 80 000 yuans [6 400 à 10 000 euros] – n’aurait pas suffi pour s’investir autant dans ce loisir. La plupart du temps, les montants gagnés lors des courses lui permettent seulement de compenser les frais de gestion coûteux de son élevage. Pour 200 pigeons, il faut compter en moyenne 1 000 yuans [130 euros] de dépenses par mois. À cela s’ajoutent les prix, variables, des inscriptions aux courses et de la cotisation à la fédération. Mais Li Liansheng en est persuadé : “Aujourd’hui, c’est la perspective de gagner de l’argent qui motive les Chinois à se lancer dans ce sport.”
Chaque pigeon est identifié par une bague métallique numérotée. Elle est indispensable pour participer aux courses. Photo Aydrey Paillasse et Hermine Costa
À 50 kilomètres de là, dans la banlieue pékinoise, Zhang Lijun a justement fait de la colombophilie son métier. En 2008, ce quarantenaire à l’esprit vif a quitté son poste de cuisinier pour se consacrer aux pigeons. Ce sont ses parents et, avant eux, ses grands-parents, tous colombophiles amateurs, qui lui ont transmis le virus. Pourtant, c’est cette même famille qui le juge sévèrement lorsqu’il annonce son intention d’en vivre. “Être colombophile, ça ne peut pas être considéré comme un vrai métier en Chine, ça ne fait pas sérieux”, regrette-t-il. Mais les gains qui se profilent à l’horizon motivent son frère à le rejoindre dans l’aventure. Ensemble, ils achètent un hangar à la campagne, loin de la pression sociale citadine. “Et petit à petit, le pigeon a fait son nid”, s’amuse aujourd’hui Zhang Lijun, très fier de son élevage, qui est passé de 50 à 400 pigeons en l’espace de dix ans. Les sommes remportées leur ont rapidement permis d’investir dans de nouveaux “sportifs”, et même d’embaucher un employé pour les aider sur l’élevage.
Il n’y a qu’à pénétrer dans le lieu de vie attenant pour se croire dans un véritable temple à la gloire du volatile. Seule la statuette de Bouddha, installée dans un coin de la pièce, rappelle le traditionnel salon chinois. Aux murs, des pigeons – les “gagnants” – posent fièrement dans leur cadre. Sur la table trône un imposant cendrier doré à l’effigie de l’oiseau et, un peu plus loin, une salle plongée dans la pénombre prend des allures de caverne d’Ali Baba, avec des dizaines de coupes entreposées. Autant de récompenses que de courses gagnées, qui prouvent aujourd’hui que les deux frères ont bien fait de miser sur la colombophilie. “Depuis que nos parents ont compris qu’on arrivait à gagner notre vie correctement avec ce métier, ils acceptent de mieux en mieux notre choix.” Les Zhang préfèrent garder secret le montant de leurs revenus. Ils se décrivent comme des colombophiles “modestes”, mais reconnaissent que cette activité leur procure un certain confort matériel. “Et on préfère cent fois cette vie-là !” ajoutent-ils en ch½ur et avec un enthousiasme partagé.
La génétique : clé d’un élevage réussi
L’élevage de pigeons voyageurs est en constante augmentation en Chine. “Le secteur gagne 10 % chaque année, et le marché représente plus de 10 milliards de yuans [1,3 milliard d’euros], affirme Xing Xiaoquan, l’actuel président de la Fédération chinoise de colombophilie. On peut dire aujourd’hui que c’est un sport de masse.” Véritable mouvement populaire, la colombophilie a même son événement annuel : un salon à Langfang au mois de novembre, à 50 kilomètres au sud de Pékin. Sorte de foire aux pigeons où des éleveurs du monde entier se pressent pour montrer leurs volatiles les plus beaux et les plus performants.
L’Europe, bien qu’à la traîne dans le domaine, a tout de même une carte à jouer. Les pigeons européens ont gardé un certain prestige grâce à leur patrimoine génétique, considéré comme le meilleur au monde. De cette réputation ancestrale sont nées des ventes aux enchères stupéfiantes. Un nouveau record a été battu en mars 2019 avec la vente d’un pigeon belge, vedette des courses, à un richissime éleveur chinois pour 1,25 million d’euros. Les acheteurs ne font pas concourir les pigeons européens une fois en Chine, mais les utilisent à des fins reproductives.
La génétique est au c½ur de l’élevage de Wang Chengjian, colombophile prospère aux 3 000 pigeons dont les origines sont exclusivement européennes. “Les meilleurs sont belges, allemands ou hollandais”, détaille-t-il. Ce médecin de 49 ans au look clinquant – cheveux gominés et tee-shirt de grande marque – fait partie de ces Chinois, de plus en plus nombreux, qui ont fait fortune grâce aux courses de pigeons. Lui aussi est tombé dans la marmite de la colombophilie alors qu’il n’était qu’un enfant, prenant exemple sur son frère aîné. Marié et père de famille, il va jusqu’à surnommer sa fille “Gezi”, “pigeon” en mandarin. Une anecdote pour le moins étonnante, qu’il raconte pourtant avec le plus grand sérieux. Ses premiers pigeons, il s’en occupe en secret, dans une salle de l’hôpital où il exerce à l’époque. Aujourd’hui, son élevage est l’un des plus importants du pays et lui assure une jolie réputation. Quand il ne travaille pas, il se plaît à déambuler entre les cages à oiseaux sur son terrain à la pelouse parfaitement tondue. À son passage, ses employés, une dizaine, le saluent avec respect.
Wang Chengjian, très fier de ses trophées, entreposés dans une salle dédiée. Photo Audrey Paillasse et Hermine Costa
Chaque hiver, une fois les grandes courses passées, Wang Chengjian voyage en Europe. Son objectif est toujours le même : rentrer en Chine avec de nouveaux champions qui, avec un peu de chance, donneront des champions à leur tour. Pour ça, l’éleveur est prêt à payer le prix fort. “Je suis déjà allé jusqu’à 70 000 euros, se souvient-il. C’était pour un grand pigeon hollandais.” En moyenne, il dépense 350 000 euros à l’année pour une centaine de nouveaux pigeons. Parfois, il s’agit d’une simple pulsion, pour la renommée de l’oiseau, à l’image d’un passionné d’art qui s’offrirait un Picasso.
Colombophilie et diplomatie
En 2020, des colombophiles du monde entier se réuniront en Roumanie, à l’occasion d’une compétition internationale. Problème : depuis 2004, pour prévenir les cas de grippe aviaire, la Commission européenne a interdit l’importation d’oiseaux de volière en provenance de certains pays d’Asie, dont la Chine. L’interdiction court toujours en 2019, si bien qu’aucun pigeon ayant posé une patte dans l’empire du Milieu n’est autorisé à pénétrer sur le sol de l’Union européenne. Une législation que Xing Xiaoquan juge scandaleuse. Le président de la Fédération nationale de colombophilie chinoise a déjà lancé plusieurs recours afin de lever ces prohibitions. Sans succès…
Gilles Bergeron, président sportif de la fédération française, y voit quant à lui une opportunité, celle de redonner à la colombophilie nationale une place digne de ce nom. Les Chinois n’auront guère le choix : s’ils veulent participer au championnat de 2020, ils devront acheter des pigeons en Europe, et confier à des éleveurs locaux la lourde tâche d’entraîner leurs champions, qui voleront ensuite sous les couleurs de la Chine. “En voyant les résultats des pigeons français aux différentes courses, les Chinois se sont rendu compte qu’ils étaient plutôt bons, se réjouit Gilles Bergeron, qui n’a de cesse d’entretenir les liens entre les deux pays. Je voyage en Chine plusieurs fois par an pour faire la promotion du pigeon français. En France, on est meilleur pour entraîner les pigeons de course, parce qu’on a plus d’ancienneté dans ce sport. Les Chinois savent qu’ils ont encore beaucoup à apprendre des Européens.” Si tout se passe comme prévu, une forte proportion de colombophiles chinois devrait être représentée en Roumanie par des pigeons originaires de l’Hexagone. Voilà qui devrait redonner le sourire aux passionnés français, amers de voir leur nombre diminuer au fil des ans.
Côté chinois, les courses internationales sont l’occasion de gagner en visibilité et de nouer des partenariats. Une manière aussi de continuer à montrer aux yeux du monde que la Chine, comme dans d’autres domaines, vise la première place. La colombophilie serait-elle un atout diplomatique ? Peut-être bien, au vu du soutien financier que lui apporte le gouvernement. “Si notre sport se développe aussi bien, c’est surtout parce que les autorités nous en donnent les moyens”, confie Xing Xiaoquan, de la fédération chinoise. En toile de fond de la course à l’excellence, l’argent demeure le moteur principal. Mais il reste un rêve que les colombophiles touchent encore à peine du doigt : que le futur champion soit un pigeon aux racines chinoises.
Hermine CostaAudrey Paillasse



il n'y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va.
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André


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Imprimer Permalien mardi 14 janvier 2020 à 14:49  

I l doit bien y avoir des combines de dopage dans ce pays…..




 
 
 
 
 
 
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Imprimer Permalien mardi 14 janvier 2020 à 15:01  

barnaby qui découvre le fil a couper le beurre..tu devrais peut être aller leur dire que c est pas bien,je suis sûr qu ils t écouteraient et peut être en meme temps,tu leurs refiles ta théorie sur les faux classements,c est une opportunité pour toi de te faire entendre..enfin smiley sg21gsiffleg21g.gif smiley sg3agg29g.gif


au pays des chtimis,le chtimi est roi.



 
 
 
 
 
 
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Imprimer Permalien mardi 14 janvier 2020 à 16:08  

L'eau de cuisson du riz est très efficace contre les troubles intestinaux, genre gastro...


Ce qui est grave ce n'est pas tellement d'être con, c'est de le rester !

http://pigeon-voyageur-manche.webnode.fr/


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Imprimer Permalien mercredi 15 janvier 2020 à 09:28  

Riz dopé!!!!!!




 
 
 
 
 
 
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Imprimer Permalien mercredi 15 janvier 2020 à 10:33  

Bonjour,

Pourquoi aller au devant de CHINOISERIES ?
Nous sommes déjà Pourvu !.......


m33


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Imprimer Permalien samedi 18 janvier 2020 à 17:05  

c'est une autre culture.
Mais ils laissent de moins en moins filer le pognon vers l'occident, remarquez vous que de plus en plus de chinois s'installent ou s'associent en belgique pour commercer le pigeon?
La chine a du mettre les hola pour ne pas que les fonds chinois s'en aillent vers l'europe.

Réponse ci-dessus posté le samedi 18 janvier 2020 : 17:00




avez vous vu le reportage sur huawey, ils auraient 2 ans d'avance de techno sur la 5G... 2 ans c'est mille ans en techonologie, les americains ont choisi de les empecher de rentrer... C'est certainement eux qui ont raison... on ne peut pas lutter. Pour un pays qui veut nous vendre sa viande gonflee aux hormones ils sont bien protectionnistes d'un coup les ricains. A la loyale, les chinois sont plus forts plus nombreux plus disciplinés et soutenus par un pays, qui a plus de capitaux que tous les occidentaux reunis, y a rien a faire contre l'evidence. Certes c'est nous qui leur avons donné ce pognon en delocalisant notre travail. Ca fait reflechir et peur a la fois.


baptista victor



 
 
 
 
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