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Index des articles > Articles de presse > Un objet, une histoire : les bagues de pigeons

 
 
Un objet, une histoire : les bagues de pigeons
 
 

Article posté par ΩFrançois.
Paru le mercredi 27 novembre 2019 à 09:45
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Un objet, une histoire : les bagues de pigeons



la nouvelle république : mini_191127094359840543.jpg La colombophilie. On appelle colombophile celui qui élève des pigeons voyageurs pour les faire concourir, comme le ferait un haras pour ses chevaux de course. Le sport colombophile est très développé dans le nord de la France, en Belgique et aux Pays-Bas. Pour les passionnés, un musée sur ce thème existe à Chocques dans le Pas-de-Calais. Les coordonnées des pigeons. Une bague métallique est placée à vie sur la patte du pigeon voyageur dix jours après sa naissance. Elle porte le numéro matricule, le pays d’origine, l’année de naissance. Elle est accompagnée d’un titre de propriété, comme on le voit sur la photo ci-contre, reprenant le numéro et l’année. L’animal peut aussi porter une bague, appelée bague adresse, avec les coordonnées de la société ou de son propriétaire. Une bague en caoutchouc, inventée en 1888 par Jules Rosoor et portant un numéro unique, s’ajoute à la précédente au moment des concours et sert en quelque sorte de dossard. Elle est associée à une souche comportant le même numéro. Avant l’invention de la bague en caoutchouc, les plumes du pigeon qui participait à un concours étaient marquées d’un numéro secret à l’encre grasse avec un cachet à chaque concours, ce qui abîmait l’aile. Les courses de pigeons. Les concours de pigeons voyageurs prennent de l’essor à la fin du 19e siècle avec le développement des chemins de fer, car il devient plus facile de transporter loin de chez eux des milliers de pigeons pour les lâcher en même temps. Ils reviennent toujours à leur nid, même si des centaines de kilomètres les en séparent et c’est l’ordre des retours (constaté officiellement) qui correspond au classement des pigeons. Jusqu’aux années 1960, ces « courses » de pigeons génèrent des gains conséquents (plusieurs milliers de francs de l’époque) et des lots très importants (même des voitures !). Maintenant, les sommes en jeu sont moins importantes et la joie de voir rentrer ses protégés en bonne place sur le classement est la principale motivation des participants.