ban  
  Accueil   Accueil  | forum   Forum  | Livre d'or   Livre d’or  | Contact   Contact  | Liens Web   Liens Web  
 
Menu :
 
   
 
Forum :
 
 

 
 
 
 
 

Index des articles > Articles de presse > Quand les pigeons menaçaient la paix des ménages

 
 
Quand les pigeons menaçaient la paix des ménages
 
 

Article posté par ΩFrançois.
Paru le lundi 2 décembre 2013 à 07:13
Vu 701 fois.

Quand les pigeons menaçaient la paix des ménages



mini_131202071631408179.jpg


MOUSCRON - Il est souvent hasardeux d’évoquer le «bon vieux temps», toutefois le terme semble naturellement s’imposer pour évoquer le monde colombophile mouscronnois à la fin du XIXe siècle: pas moins de dix-neuf sociétés ailées se faisaient alors concurrence chez les «Hurlus»; de nos jours, il n’en reste qu’une seule!<



«La passion du pigeon est contagieuse. Tel qui en rit aujourd’hui ne tolérera plus le lendemain qu’on le raille de sa conversion à ce culte absorbant», comme le précise la chronique colombophile.Autre illustration de cette espèce de transe générale qui régnait les jours de concours : «La population entière est dans la rue. Tous les nez sont en l’air. Un torticolis ne rendrait pas les cous plus rigides. Le coulonneû, depuis le lever du soleil, passe du jardin à la rue; son regard seul reste invariablement fixé sur les nuages».

Une situation dont certains, plutôt certaines, faisaient directement les frais: «Nous plaignons les ménagères car l’épouse est fatalement sacrifiée au volatile et de gros profits, même l’épargne, montent au colombier ou tombent dans les paris».

«Seul le duel punit ce que les lois ne peuvent pas punir : le mépris et l’insulte», et vlan dans les gencives. Si vous ne voulez pas vous retrouver à 6 heures du matin au Champ des Corbeaux, une épée ou un pistolet en main, vous aviez intérêt à surveiller vos paroles. Encore à l’époque du Courrier Populaire, une discussion un peu animée pouvait très bien finir en «duel du point d’honneur»! Ceci étant si cette façon de régler ses comptes restait en vigueur, elle n’était pas moins sévèrement réprimée par la police et la justice.