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Index des articles > Articles de presse > « Une grande concurrence entre les clubs détruit un peu la colombophilie »

 
 
« Une grande concurrence entre les clubs détruit un peu la colombophilie »
 
 

Article posté par ΩFrançois.
Paru le lundi 12 octobre 2009 à 11:56
Vu 911 fois.
Note : etoiles4 (8 votes)

« Une grande concurrence entre les clubs détruit un peu la colombophilie »



undi 12.10.2009, 05:01 - La Voix du Nord
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Le Secteur Nord colombophile s'est réuni hier dans son local de la rue de la Liberté

afin de tenir son assemblée générale. Une assemblée qui a vu Joseph Bartolotta succéder à Michel Lourdel à la tête de la société. L'occasion de faire le point avec le nouveau président sur le bilan de l'année et sur le futur de l'association.

Joseph Bartolotta, pouvez-vous présenter le Secteur Nord colombophile ?

« C'est une association très ancienne qui existe depuis les années 50 et qui fait partie de la fédération. Dans les années 70, le Secteur Nord était une des plus grandes sociétés de Liévin et de France. Il y avait 150 amateurs. Aujourd'hui, nous ne sommes plus que 30. Mais il y a notamment eu une mauvaise gestion de la société et des conflits entre personnes qu'on ne peut pas éviter. Ce qu'on veut désormais, c'est que le club reprenne la place qui est la sienne. » Aujourd'hui, quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez ?

« Le problème est que les effectifs diminuent. Ce qu'il y a, c'est qu'avec la misère, la colombophilie n'attire pas les jeunes. Parce que tout ça a un coût. La préparation, les soins coûtent de l'argent. Sans compter qu'il faut du temps et un entourage qui accepte la situation parce qu'on n'a pas beaucoup de temps libre. » Que comptez-vous mettre en place pour continuer à développer le club et pour garder ses membres ?

« En 2010, on a décidé de passer à l'électronique. Notamment pour la vitesse et le demi-fonds dans les concours fédéraux. Cela peut permettre à la société de se faire connaître. Les pigeons auront donc une bague et seront enregistrés sur ordinateur. De toute façon, c'est l'avenir. Si on veut se moderniser, on est obligé de passer par là. Si on ne le fait pas, on risque de perdre des membres qui partiront dans d'autres sociétés plus modernes. Il faut encore en discuter mais ça va se faire. Pour les locaux, la ville nous les met à disposition. Cela nous aide beaucoup. » Comment voyez-vous l'avenir ? N'avez-vous pas peur qu'au fil des années, la colombophilie finisse par disparaître ?

« Non, je ne pense pas. Il y aura toujours une élite qui restera. Il y a deux sortes de joueurs en fait. Les petits amateurs qui jouent en société et les joueurs qui participent à des concours internationaux. Ce sont ceux qui sortent du lot en quelque sorte. On a toujours eu des champions à Liévin, une grande ville de colombophilie. Aujourd'hui, on a notamment Alain Pontieux qui participe à des compétitions internationales. La colombophilie a donc une histoire importante parce que c'est un sport qui vient de la mine. C'est un patrimoine et un héritage du passé qu'il faut conserver. Il faut savoir aussi qu'on a de tout chez les colombophiles. Des ouvriers, des médecins, des avocats des patrons... » Ne faudrait-il pas que les clubs se regroupent afin de sauver ce sport ?

« Ce qui se passe, c'est qu'il y a une grande concurrence entre les clubs qui détruit un peu la colombophilie. Mais avec le nombre de joueurs qui diminue, un jour, il y aura forcément un regroupement des sociétés. Il faut garder à l'esprit que c'est un sport et un art. Je compare toujours les pigeons aux chevaux de course. On ne devient pas champion comme ça. Il faut beaucoup de travail. » • Propos recueillis par S. J. (CLP)