ban  
  Accueil   Accueil  | forum   Forum  | Livre d'or   Livre d’or  | Contact   Contact  | Liens Web   Liens Web  
 
Menu général :
 
   
 
Forum :
 
 

 
 
 
 
 

Index des articles > Articles de presse > Pigeon migrateur

 
 
Pigeon migrateur
 
 

Article posté par ΩFran√ßois.
Paru le jeudi 4 septembre 2008 à 22:27
Vu 3065 fois.

Pigeon migrateur



250px-Ectopistes_migratoriusAAP042CA.jpg Le pigeon migrateur ou colombe voyageuse ou tourte (Ectopistes migratorius) √©tait une esp√®ce d'oiseau, aujourd'hui √©teinte. Peut-√™tre a-t-il √©t√©, √† un moment donn√©, l’oiseau le plus abondant sur terre, et au d√©but du XIXe si√®cle d’immenses vols de cette esp√®ce assombrissaient les cieux am√©ricains. Pourtant, en l’espace de cent ans, ses √©normes populations d√©clin√®rent jusqu’√† ne plus compter qu’une poign√©e d’individus. Le tout dernier d’entre eux, une femelle, baptis√©e Martha, meurt dans sa cage au zoo de Cincinnati le 1er septembre 1914 √† une heure de l’apr√®s-midi. Sa description en a √©t√© donn√©e par le zoologiste Albert Hazen Wright (1879-1970) la m√™me ann√©e. Les premi√®res descriptions de vols compacts de pigeons migrateurs sont saisissantes. En 1759, Pehr Kalm (1716-1779) √©crivait : ¬ę Au printemps 1749, venant du nord, il arriva en Pennsylvanie et au New Jersey un nombre incroyable de ces pigeons. La nu√©e qu’ils formaient en vol s’√©tendait sur une longueur de 3 √† 4 miles et une largeur de plus d’un mile, et ils volaient si serr√©s que le ciel et le soleil en √©taient obscurcis, la lumi√®re du jour diminuant sensiblement sous leur ombre. ¬Ľ ¬ę Sur une distance pouvant aller jusqu’√† 7 miles, les grands arbres aussi bien que les petits en √©taient tellement envahis qu’il √©tait difficile de trouver une branche qui n’en √©tait pas couverte. Quand ils s’abattaient sur les arbres, leur poids √©tait si √©lev√© que non seulement des grosses branches √©taient bris√©es net, mais que les arbres les moins solidement enracin√©s basculaient sous la charge. Le sol sous les arbres o√Ļ ils avaient pass√© la nuit √©tait totalement couvert de leurs fientes, amass√©es en gros tas. ¬Ľ Vers 1810, Alexander Wilson (1766-1813) estimait qu’un seul vol comprenait plus de deux milliards d’oiseaux (2 230 272 000) et en 1871 encore, une concentration de 136 millions de pigeons nichait sur un territoire de 2 200 km¬≤ au Wisconsin. Dans les ann√©es 1830, John James Audubon (1785-1851) r√©digea son c√©l√®bre r√©cit : ¬ę Le ciel √©tait litt√©ralement rempli de pigeons, la lumi√®re de midi √©tait obscurcie comme par une √©clipse ; les fientes pleuvaient comme des flocons de neige fondante. Les pigeons continu√®rent √† passer en nombres toujours aussi importants durant trois jours cons√©cutifs. ¬Ľ Ces vols √©normes et spectaculaires rendaient le pigeon migrateur particuli√®rement vuln√©rable. Il √©tait tr√®s facile de tirer les oiseaux : il suffisait de pointer un fusil vers le ciel et de presser la g√Ęchette de mani√®re r√©p√©t√©e. On organisait des comp√©titions de chasse et on sait que pour l’une d’elles, un tableau de chasse sup√©rieur √† 30 000 oiseaux √©tait n√©cessaire pour pr√©tendre √† un prix. On ne s’√©tonnera pas d√®s lors que l’effectif du Pigeon migrateur commen√ßa √† s’effondrer. L’ann√©e 1878 fut la derni√®re √† fournir un beau tableau de chasse de cet oiseau infortun√©. Pourtant, il n’est pas possible de massacrer une esp√®ce aussi abondante jusqu’√† la faire dispara√ģtre. Il semble que s’y sont ajout√©s d’autres facteurs, ceux-ci s’articulant autour de la n√©cessit√© qu’avait l’esp√®ce d’op√©rer en troupes aussi imposantes. Les oiseaux avaient des d√©placements erratiques, √† la recherche de riches fructifications de faines, glands et noisettes, et quand un site exceptionnellement bon √©tait localis√©, les oiseaux √©taient attir√©s en quantit√©s √©normes. Mais les bonnes fain√©es et gland√©es √©taient irr√©guli√®res dans le temps et dans l’espace ; selon l’esp√®ce, les meilleures r√©coltes ne se produisaient que tous les 2 √† 5 ans. Il y avait une certaine production de faines chaque ann√©e, mais en des zones dispers√©es qu’il fallait localiser. Se combinant √† cela, on tua tant de milliers de pigeons que leurs capacit√©s de d√©tection s’amoindrirent, rendant de plus en plus difficile la localisation de sources d’alimentation ad√©quates. En effet, la localisation des zones √† faines requ√©rait de nombreuses paires d’yeux, et les grands vols avec leurs nombreux √©claireurs √©taient plus aptes √† d√©couvrir les bons endroits. Une fois que les effectifs furent pass√©s sous un certain seuil, et m√™me si ce seuil √©tait incroyablement √©lev√©, le Pigeon migrateur √©tait condamn√© en tant qu’esp√®ce. C’√©tait clairement une cr√©ature qui ne pouvait survivre qu’en nombres √©normes. Le seuil critique √©tait peut-√™tre d’un million d’individus, peut-√™tre de vingt millions, nous ne le saurons jamais. Mais √† un moment donn√©, vers le milieu du XIXe si√®cle, ce seuil fut franchi et d√®s cet instant l’esp√®ce fut pr√©cipit√©e vers l’extinction. Le d√©clin devint apparent durant les ann√©es 1870. Au d√©but de cette d√©cennie les vols semblaient en aussi bonne sant√© qu’auparavant, mais au terme de cette p√©riode les rangs √©taient notablement √©claircis, et √† la fin du si√®cle l’esp√®ce avait disparu √† l’√©tat sauvage, seuls quelques individus survivant en captivit√©. Il semble que le d√©clin fut aussi acc√©l√©r√© par une √©pizootie de la maladie de Newcastle, un paramyxovirus qui s’attaque √† l’appareil digestif et au syst√®me nerveux, et qui est connu pour affecter la volaille domestique aussi bien que de nombreuses esp√®ces d’oiseaux sauvages. Le Pigeon migrateur √©tait assez diff√©rent de la plupart des autres pigeons. Son corps a√©rodynamique √©tait joliment dessin√©, avec une petite t√™te et les ailes et la queue longues et pointues. Cette silhouette permettait √† l’oiseau de voler vite et avec agilit√©. Lors de ses acrobaties a√©riennes, son beau plumage d√©licatement marqu√© devait resplendir dans le soleil. √Čvidemment, des effectifs aussi importants devaient avoir un s√©rieux impact sur la v√©g√©tation. Les oiseaux consommaient des fruits secs de toutes sortes, ainsi que des fruits charnus, des graines, des insectes et d’autres invert√©br√©s. Ils nichaient en immenses colonies, celles-ci s’√©tendant parfois sur des kilom√®tres. On en a trouv√© de 65 km et on estime que la norme √©tait de 16 km sur 5 km. Le nid, l√©ger et peu solide, √©tait compos√© de brindilles et accueillait un ¬Ĺuf blanc. Le pic de nidification se situait en avril et mai, la saison des nids s’√©tendant de mars √† septembre. Les deux parents participaient √† la couvaison, et les adultes prenaient soin de leur unique poussin jusqu’√† ce qu’il ait deux semaines. Alors, brusquement, les parents s’en allaient, abandonnant dans son nid le juv√©nile bien dodu. Apr√®s avoir appel√© en vain un certain temps, le jeune se laissait tomber au sol et deux ou trois jours plus tard il prenait son envol et partait √† son tour

Mots clés : pigeon, migrateur
 
 
>>Masquer les commentaires [1]
 
 
 
Commentaire n°1/1
 
 
Remonter Posté le 05/09/2008 par roulemapoule

 
Lien ICI

les faute de collage sont les même !!!
 
avatar

http://pigeons-voyageurduneb.oldiblog.com//
http://avicultureroulemapoule.over-blog.com/