Re: INFORMATIONS GENETIQUE



m33

lundi 8 avril 2013 à 12:09

Dans un accouplement pigeon noir et pigeon blanc pour prévoir la couleur des descendants il est nécessaire d'être certain des couleurs dont on parle.
Un pigeon NOIR est un pigeon BLEU qui possède en plus le gène SPREAD sur une partie de l'autosome ( hétérozygote pour ce gène ) ou sur les deux parties (homozygote pour ce gène ).Ce gène étant DOMINANT qu'il soit sur une partie ou sur les deux le pigeon BLEU possédant ce gène sera NOIR.
Un pigeon BLANC est un pigeon qui possède sur sont autosome et en deux exemplaires (homozygote ) le gène BLANC (zwb ).Ces gènes (en double ) ont pour effet de masquer les couleurs portées par le chromosome ( sexuel ) d'ou le masque BLANC.Mais les couleurs existent....
Etant certain de ces bases les couleurs des descendants peuvent être prévisibles, et si elles sont différentes c'est que les appellations BLANC et( ou ) NOIR ne sont pas bonnes.Car d'autres gènes peuvent venir modifier les résultats.C'est comme cela que l'on peut retrouver les caractères génétiques des parents !....


Réponse ci-dessus posté le vendredi 24 avril 2020 : 09:32



ColombierMaindrelle

mardi 21 février 2017 à 14:54

1°/Est-il suffisant d'accoupler un bon sujet avec un bon sujet ?

Cela peut être suffisant avec une vision à court et moyen terme surtout s'il s'agit de deux pigeons de lignées différentes ( et chacune d'elle éventuellement relativement consanguine ) pour pouvoir bénéficier de l'effet hétérosis. D'ailleurs pas mal de monde pratique de la sorte. Bon x Bon. Après il faut définir ce qu'est un bon... mais c'est un autre débat car au final Très bon x Très bon c'est encore mieux smiley sg3agg29g.gif Mais aligner des prix par 4 n'est pas forcément un indice de Très bon pigeon.

2°/Quelles sont les méthodes utilisées par les grands éleveurs ?

Elevage en lignées ou croisement. Les Janssen pratiquaient beaucoup les accouplements oncle niece et cousins cousines avec une bonne réussite. Ce qui semblerait une bonne méthode est le croisement de lignées consanguines.

Je pense qu'avec l'arrivée des tests génétiques les couples seront faits dans un avenir proche en fonction de la présence ou non de ces gènes. Pour le moment deux gènes peuvent être détéctés; le LDHA ( lactate desydrogénase ) et le DRD4 ( Dopamine ). Chez moi c'est ce que je commence à faire à 'grande échelle' pour créer une base qui pourra être améliorée lorsque d'autres gènes de performance auront été découverts.

3°/Où est la génétique chez les colombophiles ?

Depuis deux ans on peut analyser l'ADN du pigeon voyageur. Ce qui a pour le moment abouti à la découverte de 2 gènes ( LDHA et DRD4 )

Quelques références à trouver sur mon blog.

Articles de Steven van Breemen, un maitre éleveur
Le gène Dopamine
Le gène LDHA


Réponse ci-dessus posté le vendredi 24 avril 2020 : 09:39






ColombierMaindrelle

jeudi 23 février 2017 à 10:01


Citation de lukiben :

Il faut repositionner les choses à la base. En élevage il y a une équation de base :

Performance = Effet additif des gènes + Influence de l'environnement + Interaction entre les gènes.
Pour vous rassurer en bovins on en ai a des centaines de gènes identifié ou simplement localisés et on t est encore loin de pouvoir prédire quelque chose de précis rien qu'en lisant les gènes malgré les dizaines d'années de recherche et surtout les millions d'euros pour la recherche...




Oui tu développes ce que j'ai écris plus haut 'Il ne faut pas non plus faire trop de raccourcis. La génétique est une chose mais son influence est encore minime par rapport aux facteurs environnementaux. ( colombier, hygiène, soins, alimentation )'

Sinon pour répondre à la question de la perte des pigeons possédant les deux gènes de performance actuellement détectables (LDHA & DRD4) on peut en perdre bien évidemment du fait des aléas des concours. ( prédateurs, accidents, éoliennes etc ) J'en ai perdu plusieurs en ce qui me concerne (non testés car j'ai commencé à tester en 2016 ) mais entre temps ils avaient fait de beaux prix de tête.

Ensuite les études sur lesquels reposent ces données sur ces deux gènes ont été faite sur plusieurs pools de pigeons ( il faut lire ces études ). Pigeons non voyageurs, pigeons voyageurs et très bons voyageurs. Cela reste des données statistiques et comme telles rien n'est blanc ou noir. Ils ont remarqués que la probabilité de trouver ces gènes chez certains très bons voyageurs était statistiquement plus élevées.

Et comme il est noté maintes fois, de très bons voyageurs n'ont aucun des deux gènes. Ce qui prouve donc l'existence d'autres gènes de performance actuellement inconnu.


Réponse ci-dessus posté le vendredi 24 avril 2020 : 09:48



ColombierMaindrelle

vendredi 24 février 2017 à 08:30

Citation de manneke :

Tout ça c'est un effet de mode et un effet commercial.




Ce n'est pas la mode puisque le nombre de personne qui font tester leurs pigeons en Europe est encore très très bas. Aux US c'est déjà une autre paire de manche pour avoir discuté avec plusieurs colombophile outre atlantique qui ont déjà toute la base leur colombier de reproduction fondée sur ces 2 gènes et qui, statistiques et résultats à l'appui, ont pu expérimenter une augmentation significative du niveau moyen sportif de leur colonie.

Ceci étant l'information circule et chacun fait comme il veut ...

Réponse ci-dessus posté le vendredi 24 avril 2020 : 09:50



ColombierMaindrelle
vendredi 24 février 2017 à 17:30

Citation de manneke :


D'autre part est ce que ça veut dire que les pigeons qui n'ont pas ce ou ces gênes de performance
peuvent être éliminés ???




Ben en fait à la base je pense que tu dois aller lire les articles que j'ai traduis sur la question et dont j'avais mis les liens smiley sg3agg29g.gif Tu trouvera toi même la réponse à ta question.

Aller pour t'aider un morceau choisi pour éclairer ta lanterne :

"N'oubliez pas - c'est un gène important, mais il ne fait pas toute l'histoire. Il y a beaucoup de pigeons exceptionnels (voyageurs ou reproducteurs) qui sont BB.
Ne commettez pas l'erreur d'écarter des pigeons de votre colonie simplement parce qu'ils ne portent pas l'allèle A.
Pensez plutôt à l'ajout de l'allèle A pour améliorer le pool de gènes existants et ensuite augmenter sa fréquence."


Réponse ci-dessus posté le vendredi 24 avril 2020 : 09:54



ColombierMaindrelle

lundi 27 février 2017 à 09:40


Citation de yann :

De tout temps le jeu à pigeon, a été un ensemble de données.
Si demain Martial passe tous ses pigeons à l'examen génétique, je ne pense pas que 100% des pigeons ayant ces deux facteurs seront tous les champions.
Et qui plus est, si demain un gars achète un pigeon de Martial ayant les deux gènes. Est ce pour autant qu'il fera premier avec dès son premier concours ? je ne pense pas




En effet il faut bien insister sur le fait que la partie génétique n'est qu'une petite partie de la réussite en colombophilie qui reste bien inférieure aux facteurs environnementaux.

Ceci étant quelqu'un qui joue déjà très fort, qui n'a pas les gènes dans sa colonie, aura sans doute encore de meilleurs résultats s'il les introduit. Car s'il a de bons résultats c'est qu'il sait déjà très bien gérer les facteurs environnementaux.

Nous en avons encore beaucoup discuté à Fugare avec les Vétérinaires de Pigen. Il semble que pour le LDHA la forme homozygote AA soit supérieure à la forme hétérozygote AB. Pour le DRD4 il semble que ce soit la forme CTCT qui soit supérieure.

Encore une fois c'est bien que l'information passe au plus grand nombre. Ensuite chacun fait comme il veut.


Réponse ci-dessus posté le vendredi 24 avril 2020 : 10:03



LENGRONNE

vendredi 7 mars 2014 à 09:49

"il existe chez les oiseaux trois principaux types de fibres : les fibres βr lentes oxydatives,
les fibres αr rapides oxydo-glycolytiques, et les fibres αw rapides glycolytiques.

Elles sont mono-innervées et phasiques et correspondent respectivement aux fibres I, IIA et IIB décrites par Barnard et al (1982).

Les travaux de ce dernier ont permis de mettre en évidence une classe additionnelle spécifique aux muscles aviaires, les fibres lentes toniques multi-innervées de types IIIa et IIIb. Ces fibres de type III n'existent pas au sein des muscles squelettiques des mammifères..."

Ainsi, les muscles pectoraux des espèces domestiques ou non migratrices contiennent exclusivement des fibres rapides glycolytiques, capables de fournir une série de contractions rapides et puissantes
mais pendant un temps bref.
A l'opposé, les muscles pectoraux des oiseaux migrateurs contiennent des fibres rapides oxydo-glycolytiques caractérisées par des propriétés contractiles légèrement moins rapides et puissantes mais, en raison de leur meilleure résistance à la fatigue, à même de soutenir un effort plus prolongé.

On trouve dans la partie profonde des muscles pectoraux des fibres lentes capables de maintenir une activité contractile modérée mais prolongée dans le temps.

Extrait d'un article de L'INRA Typologie et ontogenèse des fibres musculaires chez les oiseaux

Les substrats energetiques employés par ces fibres musculaires sont différents.


Sujet écrit par Tonsure le vendredi 24 avril 2020 à 10:10

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