Re: Coccidiose

pour rassurer BARNABY
Une maladie moins grave qu’on le croit généralement
L'importance de la coccidiose a été bien exagérée chez le pigeon, et cela semble ré­sulter, comme pour beaucoup de volailles et d’oiseaux, de l'importance que cette maladie a chez le poulet qui semble être considéré, bien à tort, comme la référence dès qu'il s'agit de maladie des oiseaux. La coccidiose du pigeon n'est pas très fréquente (bien moins que la trichomonose), et si elle peut causer des pertes chez les jeunes, dans certains cas, on ne peut pas la considérer comme une maladie importante. De plus, il est pos­sible maintenant de la traiter facilement et très efficacement.
La coccidiose produit une immunité, et si les contaminations des jeunes sont faibles et répétées, l'immunité peut être acquise sans qu'il y ait eu de maladie. Cette immunité est cependant. assez brève, mais est entretenue par la présence de coccidies en petit nom­bre, que le sujet immunisé tolère sans trou­bles. C'est pratiquement le cas de tous les oiseaux, et l'absence de coccidiose, dans un pigeonnier, signifie que la coccidiose est la­tente à un niveau très faible qui immunise les jeunes, et non que l'élevage est absolu­ment indemne ; l'absence totale de coccidiose est cependant possible, mais n'est pas favo­rable, car de tels sujets, même les adultes, sans immunité, feront une coccidiose grave s'ils subissent un jour une contamination bru­tale et importante.
L'expérience démontre que lorsque le nombre d'ookystes est inférieur à 3000 par gramme de fiente, aucun traitement n'est nécessaire. Entre 3000 et 20000 ookystes par gramme de fiente, il faut craindre un cer­tain délabrement intestinal avec pour consé­quence principale une mauvaise assimilation des éléments nutritifs. Si le nombre d'ookys­tes est supérieur à 20000 par gramme de fiente, la maladie risque fort de se déclarer, notamment chez les jeunes sujets non en­core immunisés


Sujet écrit par wiche le lundi 16 avril 2018 à 19:52

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