Isbergues, quand les pigeons deviennent athlètes

L'ECHO /
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Depuis 1945, un club regroupe ces amoureux des pigeons, que l’on appelle aussi colombophiles. Soins de l’animal et compétitions sont leur passe-temps.
Des plumes, des bagues. Mais aussi des kilomètres, des graines, de la patience et de l’envie. C’est un peu tout cela, le club de colombophilie d’Isbergues, les mosquitos. Depuis 1945, ces passionnés de pigeons se réunissent pour partager leur attrait pour les volatiles.

Ils sont aujourd’hui 40 adhérents dans l’association, mais seulement 20 d’entre eux pratiquent la compétition avec leurs pigeons. « Il y a plusieurs types de compétitions », explique Jean Pierre Foulon, à la tête de l’association depuis 1989. En effet, les pigeons sont des vrais athlètes, qui concourent dans différentes catégories. « Il y a les courses de vitesse, de 70 à 200 km, les courses de demi-fond, de 250 à 500km et les courses de fond, de plus de 500km par exemple. » Le but est d’aller le plus vite possible. Le gagnant de la compétition est l’animal qui, au terme de sa course, aura eu la vitesse moyenne la plus élevée. Pour les courses de fond, les pigeons vont parfois très loin. Mais pas leurs maîtres. En effet, lorsque les oiseaux vont en compétition, pour être à 500km de distance de leur lieu d’habitation, ils sont mis en loge, c’est-à-dire mis dans des paniers, transportés dans des camions, et lâchés sur le lieu de départ de la compétition.


Des compagnons fidèles

Mais il arrive parfois que certains volatiles ne rentrent pas. Ou alors s’en aillent pour d’autres contrées lointaines. « Une fois, on en a retrouvé en Chine et en Suède ! » sourit David Pouille, colombophile depuis trois ans.

« Avant qu’ils ne partent, on les laisse 15 minutes avec leur femelle. Ça les excite et les incite à revenir plus vite », détaille Jean-Pierre Foulon. En effet, les pigeons gardent la même partenaire toute leur vie. Durant chaque compétition, les propriétaires de pigeons peuvent parier sur leurs champions, à raison d’environ 20 centimes la mise.

Tout comme les athlètes, les volatiles ont un programme alimentaire à tenir. « C’est un peu la race du pigeon qui décide de la course qu’il va faire. Mais on adapte quand même son alimentation à la distance qu’il va parcourir », dit David Pouille. Si la saison estivale, d’avril à septembre, est principalement consacrée aux compétitions, l’hiver, les colombophiles et leurs pigeons ne s’ennuient pas pour autant. « L’hiver, surtout en décembre, il y a des concours de beauté. Et en début d’année, des ventes souvent », poursuit l’homme. Un emploi du temps chargé donc, pour les oiseaux comme pour leurs maîtres. Dans la plupart des cas, la passion est familiale, mais les colombophiles ont tous une chose en commun : « l’amour du pigeon », dit le président des Mosquitos. « Connaître le pigeon c’est l’aimer. » Sarah Humbert

Prochaines compétitions : le 13 août à Pontoise, le 19 août à la Souterraine et le 26 août à Guéret.


Article écrit par François le vendredi 11 août 2017 à 11:08

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